Plan de relance

La crise mondiale, financière, économique, sociale, née l’été dernier aux Etats-Unis, avec le hasardeux marché des « subprimes » et la défaillance des autorités et mécanismes de contrôle, n’épargne pas notre pays. C’est une tragique évidence.

Dans ce contexte, la France a fait preuve d’une capacité de réaction exceptionnelle, en analysant avec objectivité la situation rencontrée, en décidant très rapidement des mesures fortes et surtout, en entraînant dans son sillage de nombreux autres pays, de l’Europe bien sûr, mais aussi des autres continents,  ce qui s’est concrétisé par la tenue d’une réunion du G20 à Washington.

Parmi les mesures prises les plus significatives, outre celles relatives à la gouvernance et à la moralisation des secteurs économiques et industriels, le plan de relance par l’investissement, présenté par le Chef de l’État, début décembre 2008, et chiffré à près de 26 milliards d’euros, a été adopté à une large majorité parlementaire.

Le plan de relance national, soutenu par près de 6 Français sur 10, soutient l’activité à travers :

  • 11,6 milliards d’euros apportés à la trésorerie des entreprises, notamment à travers le remboursement accéléré de créances de l’État sur ces dernières;
  • 10,5 milliards d’euros d’investissements publics, partagés entre l’État, les entreprises publiques et les collectivités locales ;
  • 2 milliards d’euros pour les secteurs les plus exposés à la crise : logement et automobile ;
  • 2 milliards d’euros pour les mesures de soutien à l’emploi et aux revenus des ménages les plus modestes.

Ce plan national ne porte pas de volet « relance par la consommation »,qui profiterait surtout aux produits fabriqués hors de nos frontières.

Le  Conseil Général accompagnera ce plan de relance en mobilisant plus de 54 millions d’euros d’investissements nouveaux, répartis sur l’ensemble du Rhône :

  • 21 millions pour les collèges
  • 6 millions pour les autres bâtiments départementaux
  • 9 millions pour la voirie
  • 3 millions pour les dégâts liés aux pluies de novembre dernier
  • 6,5 millions pour le logement social
  • 8,5 millions d’euros pour le haut débit

Voir la présentation du plan de relance

Voir les 1000 projets du plan de relance

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  1. Jean-Mo

    Merci pour ces informations précieuses car elle nous permettent de mieux comprendre les positions du gouvernement.
    Bonne journée à tous
    JM

  2. Andre

    Pour ma part je n’ai qu’un reproche à faire : il fallait sauver notre système bancaire mais les aides aux banques devraient être des prises de participation à leur capital. Une fois la crise passée, l’Etat aurait pu revendre les actions et retrouver notre argent !

  3. TA

    Depuis la crise, des sommes faramineuses sont injectées dans les banques, les caisses mais les mêmes dirigeants qui jouent avec l’argent du contribuables sont toujours là. Vous savez, Sarkozy tout seul peut prendre son envol, mais pour atterrir, il faut se poser sur un aéroport bien dégagé, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, je crainds qu’il va falloir s’immobiliser en l’air avec son avion, sa cargueson jusqu’à l’obtention de trouver un endroit sein tout entenant compte des passagers et surtout la capacité à tenir en l’air. Dans la mesure où les conditionscitées ne sont pas remplies, l’obligation de se poser en catastrophe s’impose, tant pis pour les mal chanceux. Montaigne disait,  » il prefere une tete bien faite qu’une tete bien pleine. La devise de la France est  » liberté, égalité fraternité » les deux derniers sont vidés de leurs contenus.

  4. Lionel Lassagne

    @ André
    Les aides aux banques ont été faites sous forme de prêt : ce ne sont pas des dons. L’État commence d’ailleurs déjà à toucher des intérêts des sommes prêtées.
    Bien cordialement.

  5. ChristineH

    Et si nous faisions en sorte que les produits soient fabriqués en France , en Europe afin que nos compatrioes n’achetent pas les produits venus de Chine ou de l’Inde.

    En effet, en inculcant au plus grand nombre,entreprises comme consommateurs le quasi culte du prix toujours le plus bas, comment nos entreprises en France, voire en Europe peuvent-elles résister. Outre les salaires, les entreprises chinoises ou indiennes ne sont pas soumises à des normes environnementales et sanitaires contraignantes.

    Et là, si nos productions n’étaient pas délocalisées, alors oui les Français seraient prêts à se serrer les coudes comme le souhaite le PM, puisqu’ls seraient acteurs des richesses ainsi engendrées et non victimes d’une crise d’irresponsables toujours plus gourmands en terme de rentabilité.

  6. clara

    Ce plan de relance démontre deux choses :

    - la première : ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan puisqu’étalé sur 2-3 ans . Une fois de plus NS et son gouvernement ne font que des rideaux de fumée.

    - le deuxième : il démontre l’absurdité de l’ultra-libéralisme à l’anglo-saxonne qui ne fait qu’aggraver la misére dans le pays .il suffit de lire le rapport de la Fondation Abbé Pierre qui vient de paraître dans lequel est décrit la misére grandissante des personnes âgées.

    Que fait le Conseil Général dont vous êtes membre?. Votre Président préfére semble-t-il, s’occuper des riches avec Gérard Collomb en faisant des amendements au Sénat en pleine nuit, la veillle d’un week-end.

  7. Lionel Lassagne

    @ Clara

    Merci d’apporter de la diversité dans sur ce blog
    Pour la goutte d’eau : c’est possible et c’est vrai que la Gauche propose un plan de relance qui coûte deux fois plus cher mais ensuite il faut payer l’adition …
    Au sujet du Conseil général du Rhône – merci de me poser la question ! Le CG69 est la seule collectivité locale (contrairement à la ville de Lyon, Grand Lyon et région) à ne pas augmenter les impôts et à avoir auto financé un plan de relance de 50 millions d’euros qui sera totalement consommé en 2009.

    Parmi les principales mesures on note :
    - 21 millions pour les collèges ;
    - 6 millions pour les autres bâtiments départementaux ;
    - 9 millions pour la voirie ;
    - 3 millions pour les dégâts des inondations;
    - 6,5 millions pour le logement social ;
    - 8,5 millions pour le haut débit ;

    Il faut savoir qu’une grande partie de la commande publique (70%) est portée par les collectivités locales .. donc si chacune d’entres elles, notamment les régions gouvernées par la gauche, jouaient le jeu de la relance et du sauvetage des emplois, je pense que l’on augmenterait les chances de réussite du plan de relance.
    Je crois que face à des difficultés majeurs comme celle que nous rencontrons actuellement, la solidarité nationale Etat / collectivité devrait dépasser les clivages politiques.

    Lionel Lassagne