Oui à une loi d’interdiction de la burqa

 La question de la burqa en France est un sujet très grave qui touchent aux principes de notre République : la sécurité des citoyens, la dignité et surtout le vivre-ensemble.

Il s’agit simplement de tirer les conséquences de l’affirmation du Président de la République, le 22 juin dernier, devant tous les Parlementaires réunis en Congrès : « la burqa n’est pas la bienvenue sur le territoire de la République française. »

François Fillon a également clairement rappelé que l’interdiction du voile intégral devait « passer par une résolution » parlementaire fixant « les principes », « des textes législatifs et des décisions réglementaires pour appliquer ces principes ».

Et je crois que nous sommes tous d’accord pour dire que l’objectif, c’est de faire en sorte que la burqa n’ait pas sa place en France.

Le temps de la décision politique est maintenant venu et nous devons prendre nos responsabilités en proposant un dispositif cohérent, contributif et évolutif, marquant la position du Groupe UMP sur ce sujet majeur :

  • une résolution non contraignante mais qui est un symbole fort, pour réaffirmer nos principes et l’attachement de la Nation au vivre-ensemble
  • une proposition de loi, qui pose une interdiction simple avec une contravention pour celui qui se dissimule volontairement le visage dans l’espace public et un délit en cas de récidive.

 Face à des extrémistes qui testent la République, la loi est le niveau pertinent pour agir. C’est le rôle et l’honneur de la représentation nationale de prendre position sur des sujets qui touchent aux grands principes de notre République.

Car la réalité, c’est que ces pratiques sont incompatibles avec les valeurs essentielles de la République française, laïque, démocratique et sociale, ainsi qu’avec notre projet de société fondé sur l’égale dignité de tous et la lutte contre toute forme de discrimination, notamment à raison du sexe. Elles constituent des menaces à l’ordre public, au sens de l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi » 

Ni banalisation, ni stigmatisation vis-à-vis de la Communauté des musulmans de France.

 Pas de banalisation, cela veut dire qu’il ne faut pas céder devant des extrémistes qui testent la République sur ses principes essentiels en encourageant le port du voile intégral dans l’espace public.

 Pas de stigmatisation de la communauté musulmane de France, cela implique de rappeler que le voile intégral n’est pas une prescription religieuse. Tous les spécialistes de l’islam nous l’ont confirmé, à commencer par Mohammed Moussaoui, Président du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) D’ailleurs, à la Mecque, le port du voile intégral est interdit pendant le pèlerinage, pour des raisons de sécurité. C’est dire qu’il n’est pas question ici d’un débat sur la laïcité ou la place de l’islam. Nous refusons catégoriquement l’instrumentalisation politique de la religion!

 Ce débat ne porte pas non plus du tout sur la place de l’immigration en France. Les choses sont claires : nous savons que la plupart des femmes qui portent le voile intégral ont la nationalité française, beaucoup de ces femmes sont nées en France et l’immense majorité des immigrés en France ne sont pas plus concernés par le voile intégral que les Français de naissance.

  1. max

    Afficher ses croyances religieuses,admettons…De la a porter la burqa…
    Non.

  2. Rosinne CLUNIE

    Il n’est pas question de tolérer le voile intégral et je prie les membres de l’Assemblée Nationale de se hâter à mettre en place tous les moyens utiles pour régler cette question sans délai. Contrairement aux babillages habituels qui prolongent les débats et amplifient l’évènement.

    Les extrémistes nous sondent. Ils faut leurs faire comprendre la démesure du problème: 400 burcas et 62 milions de citoyens.

    R. CLUNIE

  3. charlotte dameron

    je suis tout à fait d’accord,avec toi.la démocratie ce n’est pas « faire ce qu’on veut » mais faire en sorte que les lois de la république soient respectées. l’interdiction du voile ne devrait même pas poser problème.
    ce n’est même pas une question religieuse c’est une question de sécurité et de dignité. les femmes de ce pays se sont battues pour obtenir les mêmes droits que les hommes. Et ce sont souvent des hommes, comme de Gaulle, Lucien Neuwirth ou Jacques Chirac qui dans le cadre qui était le leur les y ont aidé. En tant que femme, le manque de courage de certains parlementaires notamment à gauche me pose un problème…
    cordialement. charlotte

  4. rygu

    je suis tout à fait d’accord avec l’interprétation que vous donnez sur le sujet.J’ai écrit a Monsieur Gérin qui a mené l’étude sur la burqa et qui n’a pas eu la vision des socialistes, puisque ceux-ci n’ont pas voulu se pronon cer, la chaise vide comme d’habitude. Je crois que Monsieur FILLIOn a tout à fait raison de faire appel au conseil d’ Etat pour établir un texte en bonne et due forme, sans avoir le risque d’ètre retoquée par le conseil Constitutionnel.
    Ce sujet fait bien partie du débat sur l’identité nationale.

  5. Erwan

    Le problème est qu’on ne peut se prévaloir de la non prescription religieuse pour établir une loi, sachant que des centaines de prescriptions coraniques sont contraires à de nombreuses lois françaises et même à certains principes des droits fondamentaux de l’Homme et du Citoyen.
    (Vous prenez l’exemple de l’Arabie saoudite qui lapide les personnes pour adultère !!! C’est vraiment maladroit de prendre un pays salafiste qui applique la charia à la lettre comme exemple).

    Il faudra bien un jour se poser la question de l’opposition absolue de certaines « lois » du coran, et des ses interprétations avec les principes fondamentaux des Démocraties occidentales!

    Ce qui est en jeu, est de savoir si la charia se place au-dessus des lois de la République, ou si RIEN n’est au-dessus des lois!

    EM

  6. flog

    complètement favorable à une interdiction de la burka
    merci d’y travailler

  7. philippe

    il est clair que le port de la burka doit être interdit. On lit dans la presse que Sarkozi ne serait pas partisan d’une loi interdisant la burka.Peut-on mettre ce point au clair?

  8. Aimé

    je suis favorable a la loi sur l’interdiction de la burqua nous sommes un état laïque et pour des raison de sécurité aussi cela devrait être interdit