► Notre système scolaire doit-il être remis en question?
Parmi les pays développés, les écoliers français du primaire ont le plus d’heures de cours (914) concentrées sur le moins de jours dans l’année (144), sans oublier les heures consacrées au travail à la maison régulièrement demandé aux élèves.
Cette organisation, calée historiquement sur le fonctionnement de la société du début du XXème siècle, doit être ainsi mieux répartie dans l’année, mieux équilibrée et ainsi mieux adaptée aux besoins des écoliers du XXIème siècle !
Nous devons être les artisans de la réconciliation du temps de l’école, de la société et des familles.
Nous devons prendre la mesure du fait que ces journées surchargées sont sources de fatigue et de stress pour les élèves. D’autant que ce sont les matières principales, qui nécessitent une grande concentration, qui sont étudiées lors de ces nombreuses heures de cours.
Notre système français n’est plus adapté aux facultés de concentration des enfants.
Le stress et le manque de concentration sont des éléments qui rentrent en compte dans l’échec scolaire qui est intimement lié à l’augmentation du taux d’absentéisme:
§ 7% des élèves sont absents régulièrement, soit 400 000 jeunes dont 120 000 sortent du système scolaire sans diplôme;
§ 15% des élèves quittent l’école primaire avec de graves lacunes en écriture et en mathématiques, ce qui n’est plus acceptable;
§ Ces chiffres font de la France un des derniers pays de l’OCDE en matière de réussite scolaire.
Il faut changer le rapport des élèves à l’école, rendre notre système plus performant et arrêter d’utiliser des recettes qui ne marchent pas: l’augmentation du nombre de professeurs, l’augmentation des heures de cours pour réduire le nombre de jour de cours par semaine sont autant d’échecs que les socialistes souhaitent remettre à l’ordre du jour.
La gauche en 2012 veut reprendre des solutions démagogiques et inefficaces alors que c’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu!
► Qu’a fait le Gouvernement pour lutter contre l’échec scolaire depuis 2007?
Combattre l’échec scolaire est une priorité essentielle du Gouvernement. Nous sommes tous conscients du fait que les enfants sont l’avenir technique, industriel, économique et social de la France.
Cet objectif nécessite d’abord d’évaluer le niveau des élèves. Les programmes mis en place à la rentrée 2008 prévoient un nouveau système d’évaluation en français et en mathématiques.
Concrètement, on se donne les moyens de déterminer quels sont les élèves qui rencontrent le plus de difficultés.
Il est indispensable également de soutenir les élèves au quotidien : C’est pour cette raison que 2 heures hebdomadaires ont été libérées dès la rentrée 2008, pour que les élèves en difficulté puissent faire l’objet d’une attention particulière. Le soutien qui leur est apporté peut prendre la forme d’une aide personnalisée ou d’un travail en petit groupe, être ponctuel ou s’inscrire dans la durée.
L’accompagnement éducatif, consacré à l’aide aux devoirs et à la méthodologie ainsi qu’aux activités sportives et culturelles, a en outre été étendu à l’ensemble des collèges et aux écoles primaires de l’éducation prioritaire (3 730 écoles élémentaires).
Enfin, des stages de remise à niveau sont proposés aux élèves de CM1 et de CM2 pour rattraper le retard qu’ils ont accumulé en français et en mathématiques.
► Concrètement, que peut apporter un changement du rythme scolaire pour les élèves?
Il nous faut redonner aux élèves l’envie d’apprendre en rendant notre système éducatif plus souple et plus performant. Après tant d’échecs de la part des Gouvernement successifs, doit-on faire la politique de l’autruche ou doit-on mener une politique volontaire et d’envergure en matière d’éducation?
Nous mènerons cette politique avec le sens des responsabilités et en se donnant le temps de mettre en œuvre une démarche plus globale.
Le Ministre de l’Éducation nationale, Luc CHATEL, a ainsi nommé, le 7 juin dernier, un groupe de dix-huit personnes, investies dans les secteurs concernés par les rythmes scolaires, chargé de faire des propositions constructives et réalisables d’ici un an:
§ L’idée principale est d’améliorer les conditions de vie et d’apprentissage des élèves, mais aussi de répartir équitablement le temps de travail et les vacances: le but est de créer moins de stress à l’école et plus de résultats;
§ Des expérimentations en termes de rythmes scolaires seront menées avec des établissements volontaires: cours le matin et activités extra-scolaires l’après midi (sport et/ou activités culturelles). Considérer l’enfant comme un acteur à part entière de son éducation et le responsabiliser en tant qu’individu, c’est tout l’enjeux de la mise en place d’après-midi réservées aux activités extra-scolaires. Les enfants se sentiront mieux et plus équilibrés: les élèves en difficultés d’apprentissage et en proie au sentiment d’échec peuvent, grâce à ces activités sportives et culturelles, entrer dans le cercle vertueux de la réussite et ainsi retrouver confiance en eux.
Il faut également savoir regarder autour de nous et tirer bénéfice des réussites des autres pays ! Le rythme scolaire allemand a fait ses preuves et a été mis en place notamment en Espagne, en Grande Bretagne et aux Etats-Unis ! Ces pays ont ainsi enregistré un fort recul du taux d’absentéisme et ont augmenté leur taux de réussite.
► Cette réforme sera-t-elle suffisante pour mettre fin à l’absentéisme ?
Le Président de la République souhaite mettre en œuvre une politique volontariste afin de lutter contre l’absentéisme :
§ Il faut responsabiliser les parents qui ne doivent pas être les complices de la désertion des salles de cours par leurs enfants: En avril dernier, il a annoncé sa volonté de voir supprimées les allocations familiales pour les familles dont les enfants ne se rendent plus en cours (63% des français se disent favorables à une telle mesure) ;
§ Éric CIOTTI, Député des Alpes-Maritimes et plusieurs de ses collègues, ont depuis déposé une proposition de loi visant à rendre cette mesure effective le plus rapidement possible.
Mettre fin à l’absentéisme est un devoir que nous avons envers nos enfants et envers notre pays. Chaque enfant est l’avenir de la France: il est indispensable que nous les aidions à trouver le chemin de la réussite et de l’estime de soi.
L’école est le noyau fondamental de l’avenir de chaque enfant ! Nous devons ainsi lui offrir la liberté de penser par le savoir!
Ces nouvelles méthodes d’apprentissage permettront de rendre à l’école sa mission première: avoir la faculté de développer ses possibilités!

Le serpent de mer du rythme scolaire: n’oublions pas nos enfants!
Commentaire déjà sur:
http://fr.buzz.yahoo.com/article/1:yahoo_france_175:6549db69048c84b3b03c398960776b35/Luc-Chatel-lance-sans-tabou-le-chantier-du-rythme-scolaire
Le serpent de mer du rythme scolaire ressort, mais comment imaginer que l’on traite vraiment les vrais problèmes occultés du débat ?
Ainsi le décalage horaire par rapport au soleil et au changement d’heure. Astronomiquement, ce décalage peut atteindre plus 2h30 ! Comme si au lieu de picorer, les poules doivent aller se coucher !
Les débats faisaient monter aux créneaux toutes sortes d’organisations positionnées politiquement ; mais on a peu entendu les vraies conclusions des chronobiologistes et des praticiens scolaires ou médicaux qui constatent les dégâts sur les enfants et les familles en général. Il semble que ce soit envisagé pour cette enquête ce qui nous fait espérer.
On a eût parlé des vacances des parents, du calage des dates pour que ceux qui travaillent puissent partir en vacances.
On oublie les nombreux couples parentaux séparés et l’obligation sanitaire que chaque enfants puisse voir ses deux parents séparés ; avec plusieurs millions d’enfants concernés dans notre pays.
Espérons que cette fois-ci cette nouvelle initiative secoue le dogme de l’économie d’énergie, le fameux « supertanker » de pétrole soit disant économisé par année, à rapporter au coût réel de dépense de santé publique en psychotropes, journée d’absence ou conséquences des fatigues engendrées. Le standard horaire pour les marchés boursiers à l’échelle européenne doit bien y être pour quelque chose si ce débat n’est pas ouvert. Traiter la crise, c’est aussi soigner les citoyens et anticiper les dérives dogmatiques. La solution sanitaire dépasse de loin celle présentée comme « économique ». C’est quand-même curieux qu’on ne nous actualise pas cette fameuse « économie-tanker » depuis 1976?
(voir un historique qui montre bien que l’Europe est impliquée sur: http://fr.wikipedia.org/wiki/Heure_d‘%C3%A9t%C3%A9)
Bonne chance à ce débat !
http://reseau-colin-bagnard.over-blog.org/article-le-serpent-de-mer-du-rythme-scolaire-n-oublions-pas-nos-enfants-51812377.html
(publié déjà dans RCB – mise à jour 14 juin)
Oui notre système scolaire doit être remis en question!
trop de tétévision, trop d’activitées, e tle manque de vigilance des parents fabrique des enfants fatigués,et inatentifs.
de plus remettre la morale et l’éducation civique au programme ne ferait de mal à personne.
a force de surprotèger nos jeunes , on en fait des enfants ^pour la plus part sur actif comme l’on dit et capricieux,et peuix partisants des moindres efforts.
j’ai -àans et nous on ne sais jamais plaint d’aller en classe, ni du nombre d’heures ni des cours ou des prof.
Pour tout vous dire je ne voudrais pas être à leur place actuellement.